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Comment modifier le capital social d’une société ?
Le capital social est la pierre angulaire financière de toute société, incarnant l'engagement financier initial des associés et constituant une garantie pour les tiers. Loin d'être un élément figé, il peut être ajusté au fil du temps pour répondre à des besoins stratégiques. Qu'il s'agisse d'attirer des investisseurs ou d'apurer des pertes, la modification du capital est une opération juridique majeure.
La décision de modifier le capital social répond à des objectifs précis, inscrits dans une vision d'avenir de l'entreprise.
L'augmentation de capital vise généralement à renforcer la structure financière de la société. Elle permet de :
Moins fréquente, la réduction de capital s'impose souvent dans des contextes précis :
La modification du capital peut revêtir plusieurs formes techniques selon l'origine des fonds ou des biens.
Elle consiste en un apport d'argent frais. Un préalable absolu s'impose : le capital initial doit avoir été intégralement libéré. Les fonds doivent être déposés sur un compte bloqué ou chez un notaire.
Elle concerne le transfert de biens non monétaires (immeubles, brevets, matériel).
À noter : L'intervention d'un commissaire aux apports est généralement obligatoire pour garantir la valeur réelle des biens et éviter les évaluations fantaisistes.
Elle s'opère soit par la diminution de la valeur nominale des titres, soit par l'annulation de titres rachetés par la société.
Le formalisme est strict et toute omission peut invalider l'opération.
Seule l'AGE est compétente pour modifier les statuts. Les conditions de majorité varient :
Le processus suit un calendrier précis :
Une augmentation de capital peut diluer le pouvoir des anciens associés. Pour contrer cela, la loi prévoit un Droit Préférentiel de Souscription (DPS), permettant aux associés historiques d'acheter les nouvelles parts en priorité.
L'opération améliore la signature financière de l'entreprise (solvabilité). Fiscalement, la Loi de finances 2026 a d'ailleurs ajusté certains seuils, comme pour les BSPCE (abaissés de 25 % à 15 %), facilitant l'actionnariat salarié.
La modification du capital social est un acte structurant. Un faux pas procédural ou une évaluation d'apport erronée peut générer des contentieux coûteux.
Souhaitez-vous que j'analyse plus en détail les avantages fiscaux spécifiques aux apports en nature ou que je vous aide à préparer l'ordre du jour de votre prochaine AGE ?